mercredi 14 septembre 2016

Atelier de remède de plantes sauvages médicinales




Bonjour les Lou'Sticks

Aujourd'hui un petit article sur ma participation à un atelier de reconnaissance et préparation d'un remède à base de plantes sauvages médicinales. (A dire d'un trait sans respirer ^ ^)

C'est dans le bois de Boulogne que cela se passe et c'est Christophe qui nous fait la visite. Christophe est naturopathe (oh ben tiens ça tombe bien dis donc c'est ce que je voudrais faire quand j'seras grande...) et a suivi des études d'herboristerie. Bon ça ne s'appelle plus comme ça car c'est un gros mot en France. Se soigner par les plantes c'est mal, ça ne rapporte pas assez aux laboratoires pharmaceutiques donc, interdire les herboristes c'est s'assurer que les gens pourront moins bien se soigner tous seuls...Enfin ça c'était avant. Car l'engouement pour les médecines naturelles prend de l'ampleur! C'est sûr, pas de diplômes reconnus par l'Etat à la clé, surtout pas, mais des formations existent bel et bien! ;-)


Bref mais revenons à Christophe, qui a décidé de partager ses connaissances avec le plus grand nombre. Il a créer un site internet notamment : Le chemin de la Nature (que vous pouvez trouver ICI) où il partage des vidéos et des conseils. Il a également une page Facebook que vous trouvez LA.
Mais comme rien ne vaut la pratique, il organise régulièrement dans le bois de Boulogne, des sorties de reconnaissance de plantes sauvages médicinales, des ateliers de préparations de remèdes à base de ces plantes, et des stages sur plusieurs jours où tout ça est combiné! Vous trouverez les calendriers des sorties sur son site internet.

Moi j'ai participé à une matinée mixte: 1 heure de reconnaissance et 2 heures de préparation d'une teinture.

La reconnaissance: 
Un joli moment dans un lieu qu'on n'attend pas pour découvrir des plantes sauvages. Et pourtant, il en regorge. Il y a même des endroits préservés avec des grillages pour laisser la biodiversité s'installer.

Nous voilà partis, carnet de note à la main pour écouter Christophe nous parler des plantes. On s'arrête, il nous pose la question fatidique: Qu'est-ce que c'est que cette plante??...Et là...euh grand silence.

Il nous explique d'abord comment reconnaître la famille de la plante. L'observation est la première des clés! Inflorescence, pétales regroupés ou pas, sépales simples ou doubles, tige, feuilles, un vocabulaire technique mais indispensable pour une bonne détermination. 
Dans l'idéal un bon équipement de reconnaissance est composé d'une flore et d'une loupe de botaniste pour observer les détails que l'on ne peut pas voir à l’œil nu. Vous pensez que c'est inutile et bien voici un exemple: Le cornouiller mâle et le cornouiller sanguin ont les mêmes feuilles à une exception près. Le premier, dont les fruits sont comestibles quand ils sont bien mûrs, à les poils au revers des feuilles bien rangés dans le même sens. Le second, dont les fruits sont légèrement toxiques, a les poils dans tous les sens! Alors là, on est bien content d'avoir sa loupe hein! ;)

Chelidonium majus

Pendant une bonne heure, on découvre donc différentes plantes, que l'on a tous déjà vu en se promenant sur le bord des chemins ou en forêt, leur noms, leurs familles et leur utilité d'un point de vue médicinal. On a découvert aussi quelle partie de la plante utilisé pour en faire un remède, car autant pour certaines comme l'armoise (Artemisia vulgaris) c'est toute la plante dont on se sert, autant pour d'autres, comme la Benoite commune (Géum urbanum) on ne va se servir que de la racine! 
C'est pour ça que des formations avec des professeurs qui savent au début c'est bien...On ne voudrait pas s'intoxiquer quand même hein!?

Des petites révisions en cours de route et on avance gentiment sur le chemin.

Et puis il nous présente à l'état naturel la plante qui va nous servir pour la préparation du remède, et c'est une excellente transition pour attaquer l'atelier pratique

La préparation du remède:
On a eu une chance incroyable, le temps était au beau fixe et on s'est installé, là en plein milieu de la Nature pour assister à la phase préparation! C'est top!

Bien équipé Christophe sort sa table pliante, ses bancs, sa chaise et son matériel.

L'équipement pour la percolation

Je m'attendais à voir un matériel ultra sophistiqué et compliqué que l'on ne peut pas trouver partout! Mais non, c'est là toute la magie, il nous a montré comment faire un équipement de percolation avec des matériaux que l'on trouve absolument partout!! Récipient en verre, bouteille de verre avec un bouchon vis, filtre à café non traité et le tour est joué.

Petite démo de comment couper le cul de la bouteille avec de l'alcool, une ficelle, du feu et de l'eau froide! Ultra simple! 

Le remède du jour sera une teinture par percolation d'achillée millefeuilles (Achillea millefolium)!

Une fois le tout installé, nous avons même le droit à un rafraîchissement. Jus de pommes bio pour tout le monde :) Elle est pas belle la vie?!! 

Il nous explique donc comment préparer l'achillée. D'abord la faire sécher, quelques jours à l'avance. Il faut qu'elle soit bien sèche, mais plus elle est fraîchement séchée (ben oui elle est sèche mais fraîche...Pas comme les chaussettes de l'archiduchesse qui ne sont plus très très fraîches!) plus elle sera efficace.

Une fois sèche fraîche (ou fraîche sèche comme vous préférez) il faut la broyer. Soit au blender, soit avec un chinois et un pilon. (Euh entendons nous bien...pas un chinois de Chine hein...Enfin il peut être made in China remarquez, mais il devra ressembler à un tamis, pas à un ami! Ok??!!)

Une fois votre quantité de poudre réalisée, 24 heures avant la percolation il faut préparer la plante à donner son essence. Il faut donc verser de l'alcool (entre 40° et 60°) pour humidifier la poudre. (Ne pas mettre le feu aux poudres, ça risquerait fortement de prendre!)

Et hop c'est prêt.
On met le filtre, on met la poudre, on remet un filtre, on ouvre le bouchons, et on va verser dessus de l'alcool (oui encore!! Mais c'est naturel l'alcool! A vot' Santé M'sieurs Dames). Il faut un alcool neutre, soit un alcool non dénaturé que l'on trouve mais pas facilement dans certaine pharmacie de France, soit, de la vodka par exemple. Et si vous voulez donner un petit goût, le rhum c'est bien aussi! 

On met le marc d'achillée, on tasse et on recommence 

Et puis on attend que la magie opère...

Plic plic plic...

Pendant le temps de la percolation, Christophe nous a expliqué Les différentes façon de préparer d'autres remèdes: Macérat huileux, alcoolature, infusion, décoction, etc...
Un petit moment d'échange et de partage et puis la teinture était prête!

Nous avons fait nos étiquettes et nous avons eu chacun notre flacon de teinture d'achillée millefeuilles, avec explications de ses usages en interne et en externe. Pour résumer très vite, prise en interne elle est utile contre les spasmes de tout type, et les affections des voies respiratoires, et elle aide à la cicatrisation en usage externe.
Le goût est amère et c'est très bien...Non c'est clairement pas bon, mais le côté amertume est utile dans le soin! Il prépare l'organisme à recevoir les bienfaits de la plante!

Et voilà comment se déroule un atelier avec Christophe! C'est très riche et donc enrichissant. C'est quelqu'un qui aime indéniablement ce qu'il fait et le partager et ça se sent. 

J'ai adoré son atelier et je compte bien m'inscrire à de prochains ateliers de préparation de remèdes mais aussi à des sorties reconnaissance pour pouvoir être indépendante dans la cueillette plus tard!!

N'hésitez pas à participer à ses événements, et si vous êtes loin de Paris, il doit bien exister ce genre de sorties du côté de chez vous! Un groupe facebook est dédié à ces sorties d'ailleurs, cliquez ICI

Et vous vous avez déjà fait des sorties de reconnaissance ou des préparations de remèdes à base de plantes sauvages?? Partagez votre expérience avec nous :)

Tadam! Le remède est dans l'flacon

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